Kategorie: Buchbuch

  • Un que les Allemands n’ont pas

    français

    (Paco à publié son article sur Pierre Assouline dans l’hebdomadaire allemand « der Freitag ». Son Texte est une approche allemande du phénomène « Passou », traduit en français pour notre blog littéraire, Der Umblätterer / Le tourneur de pages.)

    deutsch

    (Vor einer Woche ist Pacos Artikel über Pierre Assouline im »Freitag« erschienen. Jetzt für den Umblätterer ins Französische übersetzt, damit die Passoulinisten mal sehen können, wie »Passou« in Deutschland rezipiert wird.)

    *

    Frank Fischer

    Un que les Allemands n’ont pas
     
    Pierre Assouline et sa petite tasse blanche

    Traduit de l’allemand par Niwoabyl

    Il compare le talent littéraire de Churchill à celui de de Gaulle. Son texte est suivi de plus de 1200 commentaires. Il écrit sur Georges-Arthur Goldschmidt et son œuvre de traducteur. A nouveau, plus de 1000 réactions. Il polémique contre le dernier roman d’Alain Robbe-Grillet, un livre fait pour le scandale – et provoque encore près de 900 commentaires.

    S’il existait un pendant allemand à Pierre Assouline, ce serait sans doute un mélange de Marcel Reich-Ranicki, Martin Walser, Hans Magnus Enzensberger, Matthias Matussek et Don Alphonso. Depuis octobre 2004, Assouline rend compte sur son blog « La république des livres » de la vie littéraire de France et du monde, toujours au rythme des nouvelles parutions, des prix, des scandales, des jubilés et des décès.

    Il publie en moyenne une nouvelle entrée par jour, et parfois plus, week-ends et jours fériés inclus – et par « entrée » l’on n’entend jamais le partage sans commentaire d’une vidéo prise sur YouTube, il s’agit toujours d’un texte développé, qui excède souvent les dimensions d’une page de journal. Assouline ne peuple pas non plus de ses critiques et observations culturelles les « cimetières des recensions » dont parlait Peter Glotz. Ses articles trouvent chaque jour, malgré leur longueur étonnante pour un blog, des dizaines de milliers de lecteurs. Jusqu’à présent, Assouline a publié plus de 2030 textes, suivis d’environ 280 000 commentaires. Cela fait en moyenne 140 commentaires par entrée, et, répétons-le : il est ici question de littérature. « La république des livres » fondée par Assouline est à comprendre comme une réponse « républicaine » au « Monde des Livres », le supplément littéraire du quotidien « Le Monde ». Le titre faisait ainsi dès le départ allusion à une tradition du débat qui s’est ensuite rapidement établie dans le cadre même du blog.

    passouline.blog.lemonde.fr – commentaires par article (entre le 6 octobre 2004 et le 31 mai 2010)
    passouline.blog.lemonde.fr – commentaires par article
    (entre le 6 octobre 2004 et le 31 mai 2010)

    Comme tous ceux du « Monde », le blog de Pierre Assouline utilise le logiciel WordPress, et son apparence est de la plus grande simplicité. La présentation en serait presque sympathique à force d’amateurisme. Quand un titre s’étale sur plusieurs lignes, certains navigateurs en superposent les lettres, et les illustrations ne s’intègrent pas précisément selon les règles d’une mise en page harmonieuse. Il arrive aussi que la police d’un même article change à plusieurs reprises sans raison, sans doute un résultat du copier-coller.

    Un nouvel âge de la conversation

    Bien qu’Assouline soit le seul auteur de son blog, le nombre élevé des commentaires montre qu’il ne s’agit pas là d’un one-man-show critique. Ses propres textes ne sont que le sommet de l’iceberg. Les commentateurs ajoutent à chaque entrée leurs compléments, ils ergotent, élargissent le contexte et s’exercent à la provocation. « La République des livres » a aussi ses trolls. Assouline lui-même ne répond que rarement, mais il est très satisfait de la masse de réactions anonymes qu’il suscite. Son blog lui a ainsi fournit la matière d’un livre publié en 2008 par les éditions Les Arènes. L’ouvrage ne contient aucun texte de son cru, mais un choix des 600 meilleurs commentaires, les plus intelligents, les plus drôles ou les plus agressifs, un hommage déclaré de l’auteur à ses lecteurs.

    Le titre du volume, « Brèves de blog », reprend les « Brèves de comptoir », très connues et appréciées, de Jean-Marie Gourio, une collection annuelle de propos entendus dans les bistrots et les cafés. Assouline se contente d’y adjoindre une préface, dans laquelle il essaie de décrire la pratique du commentaire comme l’avènement d’un « nouvel âge de la conversation », et invoque une « Critique de la raison blogosphérique ».

    « Passou », comme le nomment ses lecteurs en référence à l’adresse du blog (passouline.blog.lemonde.fr), a aussi créé un terme pour désigner ses plus fidèles commentateurs, il les appelle les « intervenautes ». Ces internautes qui prennent la parole sont prédestinés à renouveler la tradition des salons littéraires, justement parce qu’ils s’expriment anonymement. A l’instar du poète portugais Fernando Pessoa avec ses douzaines d’hétéronymes, chacun peut vivre ainsi différents aspects de sa personnalité et se chercher un rôle à l’intérieur de la pratique redéfinie de la conversation.

    Mais pourquoi Assouline provoque-t-il tant de commentaires, et pourquoi une figure comme la sienne est-elle impensable en Allemagne? D’abord une réponse simple : Assouline a tant accumulé de capital symbolique qu’on ne peut plus passer à côté. On se doit de le lire. Et même si, comme à l’ordinaire, seul un petit pourcentage de lecteurs rédige des commentaires, cela suffit pour obtenir une production de cette importance.

    Pierre Assouline (source: Wikimedia Commons)Assouline, né en 1953 à Casablanca, était déjà un grand nom de la vie littéraire française avant l’internet. Il travaillait, comme critique et comme journaliste culturel, pour plusieurs organes de presse ainsi que pour la radio, entre autre dans la légendaire émission hebdomadaire « Le masque et la plume », où depuis les années cinquante bat le cœur de la France culturelle. Pendant dix ans, il fut rédacteur en chef du magazine « Lire », tout en publiant des biographies populaires, notamment d’Hergé ou de Georges Simenon. Celles qu’il consacra au galeriste de Picasso, Daniel-Henry Kahnweiler, et à Henri Cartier-Bresson sont également parues en allemand. En outre, Assouline est aussi un romancier à très grand succès. Certains de ses romans sont aussi sortis chez des éditeurs allemands, en dernier lieu « Lutetia » (»Lutetias Geheimnisse«) chez Blessing, où doit paraître à l’automne « Le Portrait » (»Das Bildnis der Baronin«).

    Et voilà : un « homme de lettre » dans les règles de l’art, qui avait déjà utilisé tous les leviers de la popularité avant même de devenir blogueur. A présent, il consacre jusqu’à cinq heures par jour à son blog. C’est un travail à mi-temps, où il ne fait que ce qu’il a toujours fait : rendre compte, en journaliste, de la vie culturelle. A la différence qu’il dispose dorénavant de centaines de réactions écrites pour juger de son impact. Et l’industrie du livre considère aussi ces commentaires comme des indicateurs de tendances.

    Impensable en Allemagne

    « Passou » se donne l’allure d’un conservateur de la tradition des cafés. L’accroche de son site est un portrait de lui en train de boire le contenu d’une petite tasse de café, un symbole contre le provincialisme, pour Paris, pour le café comme lieu de culture, pour Jean-Paul Sartre au « Flore ». C’est une autre raison du succès de la « République des livres ». Une grande partie de la vie culturelle en France repose sur la conversation, sur les bistrots, et moins sur les articles culturels des journaux (qu’on ne pourrait en ceci comparer à la tradition allemande du « Feuilleton »). Le soin apporté à la langue orale et à la conversation comme pratique culturelle s’est déplacé sur l’internet, où il prend une forme écrite, par exemple sous la forme des commentaires d’un blog.

    D’autre part, le rapport avec la tradition littéraire est différent en France. Dans les librairies, au rayon des livres de poche, les classiques sont nettement majoritaires. Et ces classiques sont populaires, ils sont accueillis avec beaucoup moins de distance qu’outre-Rhin. Comparons seulement le lectorat de Wieland ou de Goethe en Allemagne avec celui de Voltaire et d’Hugo en France, sans parler de Balzac, Maupassant, Zola, dont le succès paraît bien supérieur à celui par exemple de Fontane.

    Assouline se veut un représentant de cette grande tradition, c’est sur cet arrière-plan qu’il met en place, avec la meilleure conscience du monde, son programme boulevardier. En contrepartie, il peut porter un oeil critique sur les auteurs et les débats d’aujourd’hui. C’est justement parce qu’ils se présentent comme une « littérature contre la littérature » que les enfants terribles des lettres françaises, au premier rang desquels Michel Houellebecq ou Christine Angot, rencontrent tant de lecteurs et déclenchent tant de discussions.

    A côté de la littérature française, Assouline écrit de préférence sur les écrivains anglais, espagnols ou allemands. Son intérêt pour ces derniers s’arrête dans le temps au Groupe 47, mais il observe précisément tout ce qui concerne Ingeborg Bachmann, Paul Celan, Peter Handke ou Günter Grass. Et s’il y a du scandale, comme lors du refus d’accorder le prix Heine à Handke, ou des aveux de Grass d’avoir appartenu à la Waffen-SS, il trouve aussi à qui parler. En quantité au moins, ces débats français devraient avoir laissé leurs équivalents allemands loin derrière eux. Le déchaînement de commentaires n’est cependant jamais aussi sûr que lorsqu’il en va d’auteurs à la fois discutables et brillants, Ernst Jünger par exemple, Ernst von Salomon, ou bien d’écrivains français assez comparables, comme Céline. Et dernièrement, bien sûr : Jonathan Littell.

    Ces noms se retrouvent aussi dans les « Feuilletons » allemands, mais la blogosphère germanophone, avec sa surproduction de blogs sur les médias et pour la vigilance à leur égard, leur fait place bien moins facilement. On y parle de littérature avant tout quand se présente un scandale facile à saisir, comme l’affaire Hegemann. Ce n’est peut-être pas si grave qu’il n’existe pas de Pierre Assouline allemand : devant le croisement proposé plus haut, nous pourrions bien prendre peur.
     

  • Die Südharzreise: »Reprise, 2. August 2009«

    Die Original-»Südharzreise« hat am 3. Oktober 2008 stattgefunden. Zehn Monate später sind wir die Autobahn 38, diese Kultursuper­strecke, noch einmal abgefahren. Dabei sind die Fotos für das Buch entstanden, das im März bei SuKuLTuR Berlin erschienen ist. Nur 31 der Bilder sind gedruckt worden, aus dem restlichen Material hat San Andreas jetzt eine Fotoerzählung in 139 Bildern zusammengestellt, die man hier durchscrollen kann:

    http://www.zerstoerung.org/suedharzreise/reprise/

    Es gibt dort neue Aufnahmen der Nietzsche-Tankstelle am Ortsaus­gang von Lützen zu bewundern, abenteuerlich sanierte Plattenbauten, wunderbare Weitsichtfotos der A38 (Hommage an Mattheuer), Szenen von den kreuzenden Bundes- und Landstraßen …

    Thyratalbrücke von unten

    … Lieblingsmotive wie die Blumenverkäuferin, die nebenbei als letzte deutsche Kaiserin firmierte, Fetischbilder der Popliteratur wie das wieder mal geschlossene Kaffee Kolditz in Sangerhausen, eine Studie des Thomas-Müntzer-Denkmals in Stolberg, die preisgekrönten Stadtvillen von Leinefelde-Süd, die aus einem 180 Meter langen Plattenbauriegel geschält wurden …

    Stadtvillen Leinefelde-Süd

    … und immer wieder formvollendete Readymade-Klohäuschen auf Autobahnrastplätzen.

    Der Tag der Tour, der 2. August 2009, fiel zufällig auf den 75. Todestag Hindenburgs. Wir merkten das erst, als wir uns über einen schüchter­nen kleinen Blumenstrauß wunderten, den jemand auf die nach dem Krieg umgestürzte und vergrabene, jetzt aber wieder ans Licht geholte Hindenburg-Statue unterhalb des Kyffhäuserdenkmals geworfen hatte:

    Umgestürzte Hindenburg-Statue mit Blumenstrauß

    Auch sonst war nicht alles so wie im Jahr davor, und durch den Som­mertermin der »Reprise« fanden viele Nachtkapitel aus dem Buch nun im Hellen statt.

    Das Buch steht nach wie vor unter einer Creative-Commons-Lizenz und kann frei heruntergeladen (PDF, HTML) oder auch für 10 Euro bei Ama­zon erstanden werden. Die 31 im Band gedruckten Bilder sind bereits – versehen mit Geotags – in den Wikimedia Commons und bei Flickr zu finden. Die Mehrzahl der »Reprise«-Bilder folgt in den nächsten Tagen.
     

  • Die FAS vom 13. Juni 2010: Der Sfumato-Look alter Gemälde

    Höhere Wesen befahlen: rechte obere Ecke schwarz malen!Sigmar Polke ist gestorben, auf der Frontpage des heutigen FAS-Feuilletons wurde daher heute die rechte obere Ecke schwarz gemalt, schönes Zitat.

    In der Seitenleiste direkt darunter hängt dann, The­menwechsel, der Aufruf einiger Kulturmenschen, die sich für Joachim Gauck als zukünftigen Bundespräsiden­ten aussprechen. Nicht dabei ist der Name Christa Wolf, das hat bekannte Gründe, aber da nächste Woche bei Suhrkamp eh ein neuer Roman von ihr erscheint, muss sie auch keine Petitionen unterschrei­ben, um es auf die erste Seite des FAS-Feuilletons zu schaffen.

    Christa Wolf ein Trekkie?

    Volker Weidermanns Artikel zum Buch ist eventuell, soweit meine Vermutung, besser als das Buch selber, ein Christa-Wolf-Buch mit Christa-Wolf-Themen:

    »Sie, die Autorin der Selbsterforschung und der Wahrheitssuche – sie hat vergessen, dass sie eine Weile lang Informelle Mitarbeiterin der Staatssicherheit gewesen ist und Berichte über Kollegen schrieb. ›Das hatte sie vergessen.‹ Dieser Satz ist der Angelpunkt des Romans.«

    Es geht auch einmal mehr um den 4. November 1989 usw. usw., aber immerhin trägt das Buch den schönen Doppeltitel »Stadt der Engel oder The Overcoat of Dr. Freud« und spielt in Kalifornien, wo sich die im Buch vorkommende DDR-Schriftstellerin kurz nach der Wende als Stipendiatin aufhält.

    Und so werden auch ein paar andere Sachen in das Buch gespült, zum Beispiel »Star Trek«, und zwar das »Next Generation«-Star-Trek mit Käptn Picard. Die Autorin schaut sich das jedenfalls Abend für Abend an, trinkt dabei eine Margarita und isst ein Käsebrot.

    Roland »Shakespeare« Emmerich

    Für die Rubrik »Nackte Wahrheiten« (S. 29) hat Peter Richter festgestellt, dass Joachim Gauck das FAS-Feuilleton liest, denn auf der großen Spargelfahrt des »Seeheimer Kreises« der SPD hat er den Aufmacher der letzten Woche zitiert.

    Auf derselben Seite findet sich ein Bericht vom Set des neuen (oh Gott:) Roland-Emmerich-Films »Anonymus«. So schlimm wie zuletzt scheint es aber nicht zu werden, es geht immerhin um: Shakespeare! Um die immer mal wieder infrage gestellte Urheberschaft seiner Werke.

    Der Film wird in Babelsberg gedreht, und der Peter-Körte-Artikel ist vor allem ein Lob des Szenenbildes: »Die Halle ist neblig, was weniger das Londoner Wetter simulieren als den Bildern jenen Sfumato-Look alter Gemälde verleihen soll, den Emmerich und seine Kamerafrau Anna Foerster im Auge haben.«

    Noch eine schöne Beobachtung: »Das Casting im Brandenburgischen hat viele bäuerliche Physiognomien zu Tage gefördert«. – Zum Schluss des Artikels wird vorgeschlagen, die Kulissen des nachgebauten Globe Theaters nach dem Dreh nicht abzureißen, sondern stehen zu lassen: »Da wird sich doch in Berlin wohl irgendwo eine Freifläche finden.«

    Ich las dann noch ein wenig kreuz und quer, und genau in dem Moment, als ich die FAS aus der Hand legte, verschwand die Sonne hinter einer dicken Kumuluswolke.

  • Listen-Archäologie (Teil 4): Mark Twain über deutsche Zeitungen (1880)

    Wie San Andreas vorgestern schon festgestellt hat, schreibt Mark Twain in »A Tramp Abroad« (1880) sehr schöne Sachen, bezeichnet zum Beispiel Götz von Berlichingen als »den deutschen Robin Hood« usw. Im Anhang des Bandes gibt es auch die folgende Aufzählung (Spiegelstriche von mir, Twain selbst spricht aber auch von »Liste«, das Zitat stammt aus der dt. Übersetzung von Ana Maria Brock, das Original ist z. B. hier zu finden):

    »Die Tageszeitungen von Hamburg, Frankfurt, Baden, München und Augsburg sind alle nach ein und demselben Schema aufgebaut. (…) Sie enthalten

    • keinerlei Leitartikel;
    • keine Personalien – und vielleicht ist das eher ein Vorteil als ein Nachteil;
    • keine Humorspalte;
    • keine Reportagen aus den Polizeigerichten [Gisela Friedrichsen schrieb halt noch nicht für den »Spiegel«, hehe];
    • keine Berichte über Verhandlungen vor höheren Gerichten;
    • keine Nachrichten über Boxkämpfe oder Hundekämpfe, Pferderennen, Gehwettbewerbe, Segelregatten, Schießwettkämpfe oder andere sportliche Dinge irgendwelcher Art;
    • keine Wiedergaben von Bankettreden;
    • keine Spalte für Kuriositäten und Seltsamkeiten irgendwo zwischen Wahrheit und Geschwätz;
    • keine ›Gerüchte‹ über irgend etwas oder irgend jemanden;
    • keine Voraussagen oder Prophezeiungen über irgend etwas oder irgend jemanden;
    • keine Listen erteilter oder beantragter Patente, auch keinen Hinweis auf solche Dinge;
    • keine Schmähung öffentlicher Beamter, seien sie groß oder klein, oder Beschwerden über sie oder Lobreden auf sie;
    • sonnabends keine religiöse Spalte;
    • montags keine wieder aufgewärmte, abgestandene Predigt;
    • unter ›Lokales‹ keine Enthüllungen darüber, was in der Stadt geschieht – tatsächlich wird nichts von lokaler Bedeutung erwähnt, was über die Schritte eines Prinzen oder das beabsichtigte Zusammentreten irgendeiner beratenden Körperschaft hinausginge.

    Nach einer so gewaltigen Liste dessen, was man in der deutschen Tageszeitung nicht findet, könnte man mit Recht die Frage stellen, was denn überhaupt darin stünde. Sie ist leicht beantwortet:

    • eine Kinderhandvoll Telegramme, hauptsächlich über europäische nationale und internationale politische Vorgänge;
    • Briefkorrespondenz über dieselben Dinge;
    • Marktberichte.

    Bitte sehr. Daraus setzt sich die deutsche Tageszeitung zusammen. (…)«

    ________________
    Mark Twain: »Bummel durch Europa« (»A Tramp Abroad«, 1880). Hier zitiert nach Mark Twain: Gesammelte Werke in fünf Bänden. Herausgegeben, mit Anmerkungen und einem Nachwort versehen von Klaus-Jürgen Popp. Band III. München: Hanser 1966. S. 1097f.
     

  • St. Petersburg, Missouri

    Was viele nicht wissen: der Begriff ›twain‹ kommt vom mittelenglischen ›tweien‹ und bedeutet ›zwei‹. Und das Kommando, das der Missis­sippi-Lotse dem Dampfschiff-Steuermann Samuel Langhorne Clemens zur Einhaltung sicherer Fahrwasser von zwei Faden Tiefe regelmäßig zurief, sollte später dessen Pseudonym werden: Mark Twain.

    Was viele ebenso nicht wissen: Mark Twain wurde geboren, während der Halleysche Komet die Erde passierte, erfand eine Art Hosenträger, sah in einem Traum den Tod seines Bruders in einer Schiffsexplosion voraus, kämpfte zwei Wochen lang im Sezessionskrieg für die Südstaaten, lebte einmal neun Monate im Wiener Hotel Krantz, versuchte sich als Goldgräber in Nevada, benutzte als erster Autor überhaupt eine Schreibmaschine, experimentierte oft mit Nikola Tesla in dessen Labor, überlebte all seine sechs Geschwister und drei seiner vier Kinder, ruinierte sich mit dem Versuch, eine Setzmaschine zu perfektionieren, und starb, während der Halleysche Komet die Erde passierte.

    Die meisten Menschen kommen ohne derlei Twain-Trivia durchs Leben, aber für manche gibt es nichts Interessanteres. Das sind die Twainiacs, und sie haben dieses Jahr viel zu feiern: Im April jährte sich Twains Todestag zum 100sten Mal, seinen 175. Geburtstag begeht man im November, und im Februar ist Twains berühmtestes Werk, »Adventures of Huckleberry Finn«, 125 Jahre alt geworden. The Year of Twain. Jahrestage, die dem Meister selbst ein Gräuel gewesen wären:

    »What ought to be done to the man who invented the celebrating of anniversaries? Mere killing would be too light …«

    Das hält die Wallfahrtsorte der Twain-Verehrung nicht davon ab, in diesem Jahr jede Menge Twain-Spektakel zu veranstalten: In Hartford, Connecticut, wo Twain 17 Jahre lang lebte, gibt es über 40 Ausstel­lungen und Events, unter anderem eine Gruseltour durch den alten Keller des Twain-Domizils. In Elmira, New York, dem Wohnort der Familie seiner Frau, finden Vorträge und Mark-Twain-Dinners statt. Selbst das Begräbnis wurde nachgestellt, inklusive kostenloser Mark-Twain-Regenschirme für die Trauergäste (der 24. April 1910 war ein Regentag).

    Zentrum aller Festivitäten aber ist Hannibal, Missouri, die Stadt von Twains Jugend und Vorbild für das St. Petersburg seiner Bücher. Hier steht das Wohnhaus der Familie Clemens noch, Muster für das Zuhause von Tom Sawyer, ebenso die Häuser von Twains Schul­freunden, die die Charaktere Huck Finn und Becky Thatcher inspirierten, und hier befindet sich die Höhle, in der seit 1886 Führungen für Twain-Fans angeboten werden.

    Glascock’s Island, die bewaldete Insel unweit der Stadt, wurde kurzerhand in Jackson’s Island umbenannt, genauso wie Holiday’s Hill, der heute Cardiff Hill heißt. Warum hat sich Hannibal nicht gleich St. Petersburg genannt? Amerika ist doch da sonst nicht zimperlich: In Mississippi gab sich eine Stadt nur deswegen den Namen Oxford, damit der Staat die Uni dort hinbaute (was auch geschah). Und Eddy, New Mexico, nannte sich aufgrund einer lokalen Mineralquelle nach dem tschechischen Kurort Carlsbad, wollte ein Spa in der Wüste werden (was nicht geschah).

    Nichtsdestoweniger lässt sich Hannibal in Sachen Twain-Kolorit nicht lumpen, insbesondere nachdem die Industrie weggezogen ist und die Stadt sich dem Tourismus an den Hals schmeißen musste. Es gibt ein Mark Twain Motor Inn, ein Huck Finn Shopping Center, einen Injun Joe Campground, ein Mark Twain Drive-In Restaurant, einen Sawyers Fun Park.

    Selbst das Mark Twain Mental Health Center versucht sich literarische Grandezza zu verleihen. Das Konterfei des Autors schmückt Cola-Automaten und Bushaltestellen, es locken Kutschen, Trams und Ausflugsboote mit original Mark-Twain-Touren, und im Straßenbild tauchen schon mal schnurrbärtige Twain-Lookalikes auf, die unaufgefordert Aphorismen absondern:

    To create man was a fine and original idea; but to add sheep was a tautology.

    Quitting smoking is easy, I’ve done it thousands of times.

    It usually takes more than three weeks to prepare a good impromptu speech.

    Suppose you were an idiot and suppose you were a member of Congress. But I repeat myself.

    Those that respect the law and love sausage should watch neither being made.

    Bill Bryson hat Hannibal auf seiner Reise durch Small-Town America besucht, und das erste, was ihm im ›Mark Twain Boyhood Home & Museum‹ auffiel, waren die Stromkabel, die Sperrholz-Raumteiler und der PVC-Belag im garantiert authentischen Kinderzimmer des kleinen Sam Clemens. Die Stadt selbst kam ihm »sad and awful« vor, ihr beschworener Südstaatencharme schien nie dagewesen zu sein, und er »began to understand why Clemens didn’t just leave town but also changed his name.«

    Es wundert nicht, dass Bryson die Disneyfizierung des Twain-Andenkens so betrüblich findet, war Twain doch ein Pionier in Brysons eigener Domäne, der des humoristischen Reiseberichts. In »A Tramp Abroad« (1880) beispielsweise verarbeitet Twain seine zweite Europareise, die ihn von Heidelberg über die Schweizer und die Französischen Alpen bis nach Venedig führte.

    Interessanterweise war der Trip – wie jener im Bryson-Klassiker »A Walk in the Woods« – als monumentale Wanderung geplant, doch hat sich Twains literarisches Alter Ego – wie Bryson – überschätzt. Beide Autoren reisen auch mit einem Kompagnon; allerdings hat sich Twain seinen – zwar modelliert nach seinem Kameraden Joseph Twichell – bloß ausgedacht. Man sagt, Mark Twains Reiseberichte wären so fiktional wie seine Romane autobiografisch sind.

    Im Anhang des Buches versteckt sich Twains herrlicher Essay »The Awful German Language«, das jeder Deutsche einmal gelesen haben sollte, allein um eine Ahnung davon zu bekommen, welch schier undurchdring­liches Dickicht die deutsche Sprache mit ihren trennbaren Verben und ihren verschachtelten Parenthesen für einen Ausländer darstellt.

    Twains Deutsch war indes ganz gut, sogar so gut, dass er Vorträge hielt und zur allgemeinen Erheiterung mit ornamentalen Verbphrasen wie »haben sind gewesen gehabt haben geworden sein« nur so um sich schmiss. Mark Twain hat auch den »Struwwelpeter« übersetzt. Was viele nicht wissen.

  • Rainald Goetz bei Harald Schmidt

    Es ist ja nicht viel passiert, damals, am 8. April 2010. Das Gespräch dauerte keine 11 Minuten. Aber: Auf diese mediale Begegnung sind die letzten zehn, zwölf Jahre des Neueren Feuilletonismus zugelaufen. Und das Warten hat sich gelohnt. (Replay bei YouTube.)

    Seit »Abfall für alle«, noch wichtiger aber: seit »Dekonspiratione«, dem besten Goetz-Buch des 20. Jahrhunderts, das gerade noch rechtzeitig für diesen Superlativ, nämlich im Jahr 2000, erschienen ist, seit diesen beiden Büchern also warten wir, wir alle, auf ein Hereinschneien von Rainald Goetz in irgendeine Show von Harald Schmidt.

    In »Dekonspiratione« ging es ziemlich lutheranisch um eine Reformierung der damaligen Sat.1-Harald-Schmidt-Show, zuletzt in »Klage« wurde Schmidt seltener erwähnt, manchmal aber schon noch, zum Beispiel der Auftritt von Christian Kracht in der Show vom 12. Oktober 2001.

    Eine stilistische Anspielung auf das Kracht-Gespräch gibt es auch im Goetz-Schmidt-Showdown, der, wie gesagt, am 8. April 2010 in der ARD stattfand. Wenn nämlich Goetz auf die zuspitzenden Fragen von Schmidt einfach nur begeistert »Ja« schreit, immer wieder, also eigentlich nur drei, vier Mal, aber das ist genau derselbe affirmative Gestus wie bei Kracht in der Passage, in der es um die Schrecklichkeit Berlins geht (+1):

    Schmidt: Empfinden Sie deutsche Menschen als unfreundlich?
    Kracht: Zum großen Teil, also in Berlin vor allen Dingen, also Berlin ist sehr, sehr schrecklich.
    Schmidt: Kann man sagen, dass Berlin insgesamt grässlich ist?
    Kracht: Ja, Berlin ist die schrecklichste Stadt der Welt.
    Schmidt: Entsetzlich?
    Kracht: Entsetzlich.
    Schmidt: Widerwärtig?
    Kracht: Ja.
    Schmidt: Ekelerregend?
    Kracht: Ja.

    Dieser Gestus dann auch bei Goetz, als sozang Klangzitat, denn inhaltlich geht es um ganz etwas anderes, um die Mittelnamen, die er einigen Leuten in »loslabern« verpasst. Diese Passage lebt als Zitat, richtig gut ist sie nicht, Schmidt hat sie auch nur initiiert, um an einer bestimmten Stelle schnell ein neues Thema in die Arena zu schießen. Also so:

    Schmidt: Sie sind sehr virtuos im Verteilen von Mittelnamen. Sie schreiben zum Beispiel »Friede ›Kindermädchen‹ Springer«.
    Goetz: Ja!
    Schmidt: Sie schreiben »Jörg ›Lebensmensch‹ Haider«.
    Goetz: Ja!
    Schmidt: Sie schreiben »Wolfram ›die Krise ist vorbei‹ Weimer«.
    Goetz: Ja! Ja!!!

    Diese Passage, die ja nur 10 Sekunden dauert, findet erst bei Minute 5 statt, da haben sich Schmidt und Goetz schon eingespielt, was am Anfang nicht gleich ganz danach aussah.

    Das Gespräch beginnt nämlich etwas schleppend. Goetz kommt erwartungsgemäß mit Notizblock und aktuellem FAZ-Feuilleton hereingeschneit und wirft dabei gleich das leicht ärmelschonernde Wort »Notizen« in den Ring. Beide eiern dann ein wenig herum, Schmidt versucht, eine Gesprächsebene zu finden, und das kann er ja genau gut.

    Zunächst funktionert das aber nicht. Goetz ergeht sich in einem Lob der FAZ-Zeitungsseite im Allgemeinen, der Struktur und Bebilderung. Demonstriert wird das anhand der Aufmachung und Anordnung des Hettche-Artikels »Wenn Literatur sich im Netz verfängt«, dem FAZ-Feuilleton-Aufmacher des 8. April 2010. Neben dem Hettche-Artikel steht ein Bild, Goetz hält die Seite hoch und sagt: »Ich finde, das schaut einfach super aus irgendwie.«

    Eine Kaffeehausaussage vom Feinsten, aber Schmidt muss das Gespräch woanders hinziehen, auf eine vermittelbarere Ebene. Das Eis bricht glücklicherweise sofort, als sich Schmidt selbst an einer vorsichtigen Zusammenfassung der Hettche-Ideen versucht, und Goetz stimmt dann mit Vorbehalt zu und ergänzt mit herrlicher Unspezifischkeit: »Es ist mehr.«

    Dann geht es erst mal mit der FAZ-Apotheose weiter, Schmidt fragt, was Goetz so in die FAZ hineinziehe. Antwort: »Es ist einfach die Faszination der sozang maßgeblichen Stelle, die spricht.« Usw. usw. »Aber, jedenfalls, FAZ, Harald-Schmidt-Show, sozang der maßgebliche Ort, wie verhält der sich, sozang wie nimmt der die intellektuelle Situation, wie antwortet der darauf.« Dann geht es, in Anlehnung an Schmidts Gespräch mit Hans Zippert vor ein paar Wochen, um die »Welt« und den »Orkus Springer« und dann kommt das oben schon erwähnte »Ja! Ja! Jaaa!«

    Endlich gibt sich eins ins andere. Es geht um Schirrmachers »Payback«-Buch, Goetz‘ Kritik hat vor allem den Zweck, sein Lieblingsadjektiv »wirr« noch mal hier vor großem Publikum unterzubringen. Schmidt erzählt die Episode aus »loslabern« nach, die beim FAZ-Herbstempfang 2008 spielt. Darin fragt Schirrmacher Goetz nach seiner Eintrittskarte und vermutet, er habe sich »eingeschlichen« (das schönste Wort des Buches, das sich qua Wiederholung so richtig schön entfalten kann).

    Maxim Biller wird noch gefeiert, »weil der einfach so tolle Bücher schreibt, ja, absolut, also, das letzte Buch, das ist so ein unglaublicher Hammer, ›Der gebrauchte Jude‹«. Tellkamps »Turm« wird noch angerissen, das Betuliche daran, aber dann nicht diskutiert, es ist einer dieser Sätze, der während des Sprechens mehrmals das Thema ändert. Denn schon muss David Foster Wallace gebasht werden. Helge Malchow habe die Leute »so bequatscht, dass alle Angst hatten irgendwie, dieses sehr schlechte Buch schlecht zu finden«. Eine in »loslabern« beschriebene Malchow-Anekdote von der Frankfurter Buchmesse interessiert Schmidt, ist ja selber KiWi-Autor.

    Eine Szene mit Döpfner, Poschardt und Stuckrad-Barre vor der Paris Bar wird beschrieben und an diesem Exempel DAS LOB als Herrschafts­methode erläutert. »Der Rohling muss erst erfunden werden, den gibt es nicht, der auf eine solche Schmeichelei des Chefchefs von solcher Suggestivität nicht weich werden würde« (S. 171), und um ein weiteres Beispiel zu bringen sagt Goetz jetzt zu Schmidt: »Ich blühe ja jetzt auch auf, wenn wir reden, das ist ja ganz normal.«

    Dann sind 10 Minuten rum, die letzte Minute ist Ausklang, Overhead, Blumengirlanden, danke schön, bis dahin. Schmidt: »Sie könnten ja mal wiederkommen, länger.« Und Goetz lacht sich kaputt über diese in der Tat furchtbare »Kommen Sie mal wieder«-Rhetorik, auch das ja eine Herrschaftsmethode. Als krönenden Abschluss gibt es noch diesen bereits hier zelebrierten Dialog:

    Schmidt: Das Buch, soll ich noch drauf hinweisen?
    Goetz: Wie Sie wollen.

    Das Schlimme am Goetz-Effekt ist ja nun, dass man jetzt sofort lesen will, wie Goetz selber diesen Auftritt fand, sein eigenes Rüberkommen, das Gespräch mit Schmidt davor, dabei, danach, die YouTube-Kommentare und so weiter, und die GROSSE ERKENNTNIS, die daraus folgt.

    Und wenn sich schon mal jemand gefragt hat, ob man Goetz-Bücher irgendwie verfilmen könnte: genau so.

  • Ein Brief von Umar Vadillo Goicoechea

    Morgen wird es hier im Umblätterer wieder eine Massakerminiatur von John Roxton geben, wie jedes Jahr am 23. Mai. Vor ein paar Tagen traf ich John auf ein Stück Butterkuchen in der Konditorei Stenzel, und wir sprachen kurz über die Tradition der Massakerminiatur in der Literatur allgemein und in der Blogosphäre im Speziellen.

    Später kamen wir, wahrscheinlich abgekoppelt von diesem Thema, auf Ernst Jünger zu sprechen. Das ging dann vielleicht fünf Minuten so dahin, bis wir aufstanden und gehen wollten, als uns ein allein sitzender junger Mann vom Nebentisch aus ansprach und provokant fragte, was denn mit »dem Arbeiter« sei! Kein »Entschuldigense bitte«, kein »Darf ich mich kurz vorstellen?«, einfach nur: »Ähm, was ist denn mit ›dem Arbeiter‹!«

    In retrospect finde ich diesen Anschluss suchenden Fragensteller eigentlich ziemlich superst, auch weil ich gerade den 5. Band von »Siebzig verweht« lese und auf die folgende Stelle stieß. Am 2. Februar 1991, der Golfkrieg ist im Gang, erhält Ernst Jünger einen Leserbrief von Umar Vadillo Goicoechea, in dem ihn der Schreiber seinen moslemischen Bruder heißt. Dann geht es u. a. darum:

    »Das Lesen Ihres Buches ›Der Arbeiter‹ in Spanisch hat mich überwältigt. Sie haben den Mythos des ökonomischen Menschen zerbrochen, ein selbst verfasstes Gefängnis, das durch den fortlaufenden Lebensprozess verdeckt wird.«

    Es sind tatsächlich einige kulturgeschichtliche Eckdaten, die man einbedenken muss, um sich ein Bild davon machen zu können, was es heißt, dass a) ein spanischer Konvertit b) dieses Buch c) in der spanischen Übersetzung d) im Jahr 1991 liest und sich dann e) auch dazu bemüßigt fühlt, dem Autor knapp 60 Jahre nach Erscheinen des Bandes noch eine Nachricht zukommen zu lassen.

    Noch spannender fand ich aber einen Eintrag weiter vorn. Jünger schreibt ja sehr viel über seine Träume, und manchmal fühlt man sich beim Lesen wie Freud nach einer interessanten bis weirden Sitzung oder wie Hitchcock, als er zum ersten Mal Dalís Bauten für die Traumsequenz in »Spellbound« zu Gesicht bekommen hat.

    Jedenfalls beschreibt Jünger in einem dieser Träume ein Techtelmechtel mit einer jungen Dame in einem »verwohnten Berliner Hause, einer meiner Absteigen«. Nun steigt er die Treppen bis zum Dachgeschoss in Begleitung eben dieser Dame hinauf, »einer jungen, korrekt gekleideten Lehrerin, Potsdamer Stil«. Die beiden Turteltauben schauen dann durch ein Fenster, »in dem Buchhalter auf Büromaschinen den Hohenfriedberger hämmerten«.

    Wenn ich bedenke, dass man ja zum Beispiel auch von John Roxtons Massakerminiaturen träumen könnte, zöge ich es ebenfalls vor, auf dem Höhepunkt der REM-Phase aus einem Schreibmaschinengewitter heraus den Hohenfriedberger zu erkennen.

  • Erwartung enttäuscht

    Einmal Hamburg–Düsseldorf und zurück. Diese Zugstrecke reicht ziemlich genau für die Lektüre von Thomas Bernhards »Untergeher«. Das Buch fand ich nicht nur erfrischend, weil sich der Text ohne Absatz, wie immer bei Bernhard, quasi im Sturm von Buchdeckel zu Buchdeckel bewegt, sondern auch inhaltlich im Kontrast zu dem eben gelesenen »Verfolger« von Julio Cortázar.

    Bernhard gelingt das Portrait Glenn Goulds aus Sicht eines, wenn auch fiktiven, engen Freundes und irgendwie auch Biografen deutlich besser, ohne dabei in irgendeine Tiefe zu gehen und zu versuchen, tatsächlich die Person Gould zu entblättern. Natürlich ist Gould nur eine Krücke, ein Pendant zum Untergang des »Untergehers« Wertheimer, doch bleibt das Buch auch ein Quasi-Portrait des grööößten Pianisten aller Zeiten.

    Im Gegensatz dazu steht sich der Erzähler und Biograf im »Verfolger«, der Jazzkritiker Bruno, die meiste Zeit selbst im Weg. Die Liebe zum Jazz, die Musik als Lebensmittelpunkt, wird weder über die Figur des Biografen noch über die des drogensüchtigen Jazz-Saxophonisten Johnny Carter/Charlie Parker von Cortázar in bewegende Literatur umgesetzt. So kamen mir die 200 Seiten »Untergeher« deutlich kürzer vor als die 100 Seiten »Verfolger«.

    Nun stehe ich im Antiquariat und nehme eine Taschenbuchausgabe des »Untergehers« aus dem Regal, schlage sie auf und werde mit einer handgeschriebenen Kritik des Vorbesitzers konfrontiert, der sich G.S. nennt und sich vor genau 10 Jahren durch das Buch gequält hat:

    Suhrkamp-Taschenbuch 2956, Bernhard, Der Untergeher, Handschriftliche Kritik

    Beurteilung:
    das Buch hat mich
    insgesamt enttäuscht,
    zeitweise sogar gelang-
    weilt, meine Erwartungen
    an Autor u. Titel wurden
    nicht erfüllt
    Note: 3–4 (G.S.)

    Ich habe das dann genauso abgeschrieben, in meine Suhrkamp-Taschenbuchausgabe vom »Verfolger«, und schmuggle sie morgen heimlich dort ins Regal.

  • Herrenlaunen

    Früher (siehe auch Florian Illies: Generation Golf) war »Dany plus Sahne«. Heute ist »Dandy plus Käse«. Grund der neuen Milchverede­lungsstufe mit dem Extra-D ist Norma. Die Supermarktkette ediert neuerdings einen dreistückigen Formaggio-Sampler (Pecorino Sardo Maturo, Asiago Pressato, Provolone Valpadana) zum Zweitausendeins-Preis von 7,49 € und bewirbt das Ganze mit dem Oscar-Wilde-Ever­green: »Ich habe einen ganz einfachen Geschmack, ich bin immer mit dem Besten zufrieden.«

    Normas neue Blurb-Offensive war schon Thema einer eigenen FAS-Expertise zu den neuen Deluxe-Linien der Discounter.

    Discountmäßig nur im Doppelpack gab’s den Dandy zuletzt auch bei den Kritikern. Zunächst eine Sammelrezension in der Zeitschrift für Germanistik (2/2010), und zwar Isabelle Stauffer über

    1. Melanie Grundmann (Hrsg.): Der Dandy. Wie er wurde, was er war. Eine Anthologie. Köln etc.: Böhlau 2007.
    2. Fernand Hörner: Die Behauptung des Dandys. Eine Archäologie. Bielefeld: Transcript 2008.

    Und dann noch ein Dandy-Duo in der FAZ (17. April 2010):

    1. Alexandra Tacke und Björn Weyand (Hg.): Depressive Dandys. Spielformen der Dekadenz in der Pop-Moderne. Köln etc.: Böhlau 2009.
    2. Ruth Sprenger: Die hohe Kunst der Herrenkleidermacher. Köln etc.: Böhlau 2009.

    Böhlau etabliert sich mit diesem Doppelschlag als ultimativer Dandy-Verlag. So generiert man Sammelrezensionen, die man sich endlich nicht mehr mit anderen Verlagen teilen muss.

    Ich hätte da aber auch noch ein Dandy-Trio:

    »Dandy – Snob – Flaneur.«

    Das rosarot-violette, aber ansonsten super solide Fischer-Taschenbuch von 1985 ist via Amazon zum Dandy-Discountpreis von 60 € erhältlich, hat aber all das drin, was der FAZ-Rezensent Felix Johannes Enzian im Band »Depressive Dandys« vermisst, also keywords wie Dandytum, Ästhetizismus, Snobismus, Camp, Pop- und Postmodernität nicht einfach nur synonym verwendet.

    By the way feiert »Dandy – Snob – Flaneur« mit Primärtexten von Robert Walser (»Der Verfeinerte«) bis Adorno (»Herrenlaunen«) gerade 25. Die ganze Reihe (hg. von Gerd Stein), in die das Buch gehört, ist ein Kleinod – allein schon wegen der titelgebenden »Kulturfiguren und Sozialcharaktere des 19. und 20. Jahrhunderts«:

    Band 1: Bohemien – Tramp – Sponti.
    Band 2: Dandy – Snob – Flaneur.
    Band 3: Femme fatale – Vamp – Blaustrumpf.
    Band 4: Philister – Kleinbürger – Spießer.
    Band 5: Lumpenproletarier – Bonze – Held der Arbeit.

    Die möchte man sofort alle kennenlernen, kaufen, lesen. Also, wo bleibt die wiederaufgelegte Familiengroßpackung bei Norma oder Thalia?

  • Listen-Archäologie (Teil 3): Leonardo: »Ach so, ja, ich kann auch malen«

    Leonardo, Study of Horse Ungefähr 1483 schickt Leonardo da Vinci ein Bewerbungsschreiben an Ludovico Sforza. Es besteht aus einer Liste mit vor allem Waffen und Kriegsgerät, die er für den Mailänder Herrscher zum Einsatz bringen will. Diese Liste ist natürlich relativ bekannt und auch recht lang, und der Clou ist dann erst ziemlich am Ende versteckt (Punkt 10.): Dort erwähnt Leonardo, dass er übrigens, falls es Sie, lieber Herzog, interessieren sollte, auch als bildender Künstler exzellent sei.

    Ganz zum Schluss erwähnt er dann noch das berühmte Reiterstandbild von Ludovicos Vater, Francesco Sforza, für dessen geplante Umsetzung er sich anbietet. Über zehn Jahre arbeitet er sporadisch an dem Riesenpferd, kreiert das Tonmodell, bekommt aber nie genug Bronze zusammen, damit es auch gegossen werden kann, und 1499 zerstören dann die Franzosen das Modell.

    Hier nun der Brief samt Liste in seiner Gänze. Ich las ihn in der schönen Leonardo-Bio von Charles Nicholl, »Flights of the Mind«, zitiere das Anschreiben aber mal lieber nach der Leonardo-Monografie von Hugo Graf von Gallenberg (Leipzig 1834):

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